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19.11.2007
La majorité silencieuse dans la rue

Au cinquième jour de la mobilisation contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, de 8.000 à 15.000 personnes, selon les sources, ont manifesté dimanche, à Paris, contre la grève, mais aussi contre le blocage des universités.
Tous avaient répondu à l'appel d'organisations libérales comme l'association "Liberté chérie", "ECB" ou "Contribuables associés". Le cortège a relié la place de la République à celle de la Nation. Parmi les slogans : "les métros, au boulot !", "Fillon, tiens bon" ou encore "Grévistes = Egoïstes". Aucun dirigeant politique de premier plan n'était présent dans cette manifestation apolitique.
Egalement présent alors que se poursuit le mouvement de contestation de la loi Pécresse dans les universités, le syndicat étudiant Uni brandissait des pancartes : "il est interdit d'interdire aux étudiants d'étudier", clin d'oeil au slogan de mai 68 : "il est interdit d'interdire". Sur les revers, beaucoup d'auto-collants "stop la grève". Une grande banderole avait été déployée à l'avant de la manifestation : "le privé vache à lait du public, ça suffit, halte aux privilèges".
11:25 Publié dans National | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : manifestation, 18 novembre 2007, anti blocage, stop la grève, liberté chérie, contribuables associés, uni

















Commentaires
Alors les p'tits bourges, on s'est fait le grand frisson ?
Vous etiez ridicules. Il parait que vous avez été copieusement sifflés !
Ecrit par : Valmy | 19.11.2007
Je vais faire simple : soit vous êtes respecteux sur ce blog cher Valmy et dans ce cas, vous êtes le bienvenu, soit vous continuez à déverser votre venin et dans ce cas, je serais dans l'obligation de modérer les commentaires. Cette modération serait bien évidemment dommage mais face à des gens irrespectueux, il faut bien des solutions. Les blogs courcouronnais ne vous suffisent plus ?
Ecrit par : Sophie | 19.11.2007
Allons chère Sophie, les bordées d'injures que vous (quand je dis "vous" je parle évidemment des manifestants) avez déversé dimanche après-midi méritaient bien ce petit post.
D'ailleurs votre happening m'a rappelé curieusement les manifs de casseroles à Santiago du Chili, avant le coup d'état fasciste de Pinochet. Les bourgeoises de Santiago manifestaient contre le Gouvernement de l'Unité Populaire en tapant sur des casseroles.
Mais vous ne deviez pas être née au début des annnées 70. Vous devriez lire les livres d'histoire.
Ecrit par : Valmy | 19.11.2007
Dernière chance avant la modération
Ecrit par : Sophie | 19.11.2007
Vous êtes bien susceptible...
Allez, on se détend !
Ecrit par : Valmy | 19.11.2007
Très détendue et pas susceptible mais le non respect de la démocratie m'irrite.
Et ce blog n'est pas un tchat Valmy.
Ecrit par : Sophie | 19.11.2007
Pourquoi ? Je suis anti-démocratique parce que je soutiens la grève (droit inscrit dans la Constitution) ?
Allez, une petite info qui vient de tomber:
LES CHEMINOTS EN ESSONNE TIENNENT BON !
194 cheminots de Brétigny ont participé à l'assemblée générale de grévistes ce lundi 19 novembre à 10H.
La reconduction de la grève de 24 heures y a été votée à 99%.
Sophie, la determination des grévistes devraient vous faire réfléchir.
Ecrit par : Valmy | 19.11.2007
Elle me fait surtout soutenir le gouvernement pour qu'il ne fléchisse pas et ne cède pas au chantage lamentable des grévistes. Vous parlez de droit de la grève inscrit dans la Constitution, donc pour vous, le droit d'aller travailler, d'étudier ne sont pas des droits dignes d'être respectés. Jolie mentalité...
Et après vous vous permettez de donner des belles leçons de morale. Ah cher Valmy, que feriez nous sans vous?
Ecrit par : Sophie | 19.11.2007
Chère Sophie, vous ne répondez pas sur le fond : les raisons de la colère des cheminots.
Comme je pense que vous pouvez entendre des 2 oreilles (et pas un seul son de cloche) et essayer de comprendre, je vous livre le témoignage d'un cheminot. D'accord, c'est un peu ardu à lire, il y a plein de chiffres, mais son témoignage est un cri du coeur qui a autant de valeur que celui de quelqu'un qui ne peut pas prendre son train.
Témoignage d'un cheminot
Avant toute chose, il faut savoir que notre régime de retraite a été mis en place en 1938, à la création de la SNCF, en s'inspirant des régimes déjà en place dans les anciennes compagnies. En 1945, le gouvernement Français va créer ce qui va s'appeler le "régime général", le système de retraite par répartition actuel. La SNCF va conserver ce qui devient un "régime spécial" qui offre des avantages par rapport au régime général:
Pour partir en retraite avec un taux plein (au maximum), il faut cotiser 37,5 ans. Les conducteurs qui travaillent en horaires complètement décalés, ont des "bonifications" qui permettent de gagner 5 ans (cotisation de32,5 ans). Un cheminot peut toutefois partir en retraite:
- à 55 ans pour les agents sédentaires si ils ont au moins 25 ans de cotisation
- à 50 ans pour un conducteur (toujours si ils ont 25 ans de cotisation)
En partant à cet âge, ils ne sont toutefois pas au maximum de ce qu'ils peuvent espérer. Pour comparer avec le régime général, le taux de remplacement moyen (le montant de la retraite par rapport au dernier salaire) est de 64 % à la SNCF du fait qu'à 55 ans, la durée moyenne d'activité validée par les cheminots est de 32 ans. C'est ainsi qu'en 2001, les pensions moyennes attribuées aux retraités de droit direct étaient de 1 407 € à la SNCF et 1 590 € pour le régime de référence, soit un écart de 13 %.
Il faut savoir que la SNCF a la possibilité de mettre à la retraite d'office ses agents. Certains désirent continuer leur activité, ils ne le peuvent pas. Cette possibilité est très utile à la SNCF pour réduire ses effectifs, surtout dans les secteurs qu'elle restructure.
De plus il faut savoir que ce soit disant "avantage" est la contrepartie des contraintes du service public du travail jours et nuits, dimanches, jours fériés et pendant les vacances. Je vous assure qu'il est difficile le 24 décembre au soir de partir en laissant la famille, les amis et le repas de réveillon.
Cet "avantage" est aussi la contrepartie de salaires plus faibles, surtout les dimanche ou les nuits (les heures de "milieu de nuit" entre 0h30 et 4h30 donne droit à une majoration de ....0,20 euros. Oui, je dis bien 20 centimes d'euros). Ah, que nous aimerions être payés 50% de plus les dimanches et les nuits!
De plus, et je veux insister sur ce point jamais abordé par les médias, LES CHEMINOTS SE PAIENT LEURS AVANTAGES par une surcotisation de retraite. En effet, le taux de cotisation patronale à la SNCF atteint 28,44 % et est assis sur 87,3 % du salaire brut. Il est donc très supérieur à celui du régime général qui est de 14,18 % en moyenne.
Si je me paye ma maison avec un crédit de 15 ans avec de plus grosses mensualités, est-ce que je m'occupe de savoir si mon voisin se paye la sienne avec un crédit sur 25 ans? La situation est là même pour nos retraites, nous nous payons nos "avantages".
Alors, me direz vous, ou est le problème? Il y a plus de 100 régimes spéciaux, mais attaquer la SNCF est un symbole. Et à l'intérieur de la SNCF, ce sont surtout les conducteurs qui sont visés, eux qui on bien emm.... les précédents gouvernements (n'est-ce pas Juppé?). Il faut d'ailleurs noter que Sarko et le gouvernement ont bien matraqué leur message en répétant que cette réforme ce faisait "au nom de l'égalité". Quelle égalité? Vous voulez que la SNCF ferme le soir à 19h pour ouvrir à 6h00? Que tout s'arrête le vendredi soir et reprenne le lundi matin? Que nous fermions le 31 juillet au soir pour ouvrir le 01 septembre? Que tous les jours fériés le trafic s'arrête? Et si certains d'entre vous travaillent le dimanche, combien êtes-vous payés? Et la nuit?
Pourquoi ne pas attaquer certains régimes spéciaux VRAIMENT avantageux? Comme celui des députés et sénateurs, qui cotisent en moyenne deux fois plus, c'est vrai, mais pour toucher en moyenne SIX FOIS PLUS.
Voilà un lien pour le site WEB des régimes spéciaux. C'est le site officiel. Vous allez pouvoir comparez les différents régimes. Dans la colonne de gauche, essayez de cliquer (tout en bas) sur le régime du Sénat ou celui de l'Assemblée Nationale". Oh !!! Comme c'est étrange!! La page est vierge, "réservée"!!!!
Vous ne croyez pas qu'on nous prend - que l'on VOUS prend - pour des idiots? Et le régime des militaires qui, en plus, ont des emplois réservés une fois la retraite atteinte (qui peut intervenir au bout de 15 ans seulement)?
Ajoutons que notre présidente, Madame IDRAC, a déjà demandé au gouvernement la suppression de la "surcotisation". Au final, cette opération va coûter de l'argent au gouvernement, aux contribuables, A VOUS TOUS!!! Quel paradoxe !!
Le seul fait qui soit tangible, c'est le déséquilibre démographique de notre régime. Actuellement, il y a 1 actif pour 1,75 retraité. Ce déséquilibre démographique fortement négatif de la Caisse des retraites de la SNCF découle des restructurations massives, de la modernisation des techniques et des externalisations mais pas seulement. La politique volontariste de l'Etat dans les années soixante-dix pour favoriser le transport routier au détriment du rail (le fameux GRENELLE de l'environnement ne revient guère là dessus), est une des raisons de la dégradation du ratio démographique. De ce fait, les cheminots ne sauraient être tenus pour responsables de ce rapport défavorable qui est avant tout dû aux suppressions d'effectifs.
En 1983 la SNCF a été transformée en EPIC, Etablissement Public, Industriel et Commercial. C'est une entreprise dont le propriétaire est l'état, mais qui doit équilibrer ses comptes. A ce titre, nous ne sommes pas des fonctionnaires. Nous devons être "rentables". La politique de réduction d'emploi et de modernisation a donc continué. Et que penseriez vous si, aujourd'hui, la SNCF n'équilibrait pas ses comptes (et même, désormais, fait des bénéfices)? Nous en entendrions parler!!!
Je tiens d'ailleurs, à ce point de mon exposé, vous donner le lien qui va vous renvoyer sur le site de la SNCF qui répond aux fameuses idioties qui circulent sur la SNCF en ce moment (vous avez peut-être reçu ce fameux mail qui dénigre mon entreprise):
Donc, ce déficit démographique existe, mais il existera même si notre régime spécial est réformé. PIRE: la véritable conséquence sera que le déficit du régime de la SNCF sera transféré sur les comptes du régime de droit commun et qu'il ne sera plus supporté par l'Etat. Il est à noter qu'un récent rapport du "Conseil d'Orientation des Retraites" sur les régimes spéciaux estime que le notre va retrouver son équilibre vers 2015/2020, le nombre de retraités actuels diminuant.
Pour terminer, je peux vous affirmer qu'aucun de mes collègues et moi même n'allons faire grève de gaîté de coeur. C'est toujours un gâchis et une grosse perte d'argent. Je veux d'ailleurs en profiter pour affirmer haut et fort qu'AUCUN JOUR DE GREVE NE NOUS A JAMAIS ETE PAYE.
Par contre Si cette réforme consistait à supprimer un avantage évident, net, avéré et marqué en notre faveur, si une réforme globale était envisagée (les sénateurs, députés et autres), si cela correspondait à un effort de solidarité nationale, alors oui, la réforme nous l'accepterions, je l'accepterais.
Mais pourquoi la réforme ne touche t' elle pas:
- nos élus ?
- les stocks options (qui vont être royalement taxées à 2,5% pour le salarié) ?
- les parachutes dorés des grands dirigeants?
Pourquoi ne dit-on pas à la population que 70% des déficits proviennent des caisses des agriculteurs qui percoivent une retraite alors qu'ils n'ont jamais, ou très peu, cotisé? (ceci dit, la solidarité ne me dérange pas, mais qu'on vienne pas nous désigner à la vindicte populaire). Pourquoi Sarkozy s'augmente-t-il de 172% en s'alignant "par le haut" sur ses homologues étranger et sur le 1er ministre alors que les ouvriers doivent être alignés "par le bas"? Bref, vous l'aurez compris, la réforme de notre régime ne s'impose pas, il sert de bouc émissaire au gouvernement, et lui sert à dresser des salariés contre d'autres, c'est une revanche contre ces emm... de cheminots. Nous avons une haute idée du service public, de la sécurité, de la ponctualité, ceux qui sont venu avec moi en ligne ont pu juger. Nous y consacrons notre vie, et aussi, parfois, notre santé. Ne nous laissons pas dresser les uns contre les autres. Ne nous laissons pas raconter n'importe quoi. Nous sommes tous des ouvriers, des mecs qui bossons, qui n'avons pas des millions d'euros en bourse, qui produisons pourtant les richesses de ce pays. Alors oui, je vais faire grève, je m'excuse par avant de vous pourrir la vie pendant quelques jours, mais cette lutte, j'ai envie de la mener, je crois que je dois la mener.
Chère Sophie, je vous laisse pour aujourd'hui. Bonne soirée.
Ecrit par : Valmy | 19.11.2007
Valmy petit conseil: créer un blog ça ira plus vite!!!
Ecrit par : Mélo | 19.11.2007
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